Je prends 10 jours de vacances. En cas d'urgence, vous pouvez me joindre au 06 61 53 85 27, sinon je suis disponible à partir du 2 novembre.
Au large de tout ici,
Sans ailleurs,
La rencontre est suspendue hors de soi,
Au péril de l’espace,
Dans l’Ouvert.
H. Maldiney
Je prends 10 jours de vacances. En cas d'urgence, vous pouvez me joindre au 06 61 53 85 27, sinon je suis disponible à partir du 2 novembre.
Celui qui veut continuellement "s'élever" doit s'attendre à avoir un jour le vertige.
Qu'est-ce que le vertige ? La peur de tomber , Mais pourquoi avons-nous le vertige sur un belvédère pourvu d'un solide garde-fou ? Le vertige, c'est autre chose que la peur de tomber. C'est la voix du vide au-dessous de nous qui nous attire et nous envoûte, le désir de chute dont nous nous défendons ensuite avec effroi.
Milan Kundera
L'insoutenable légèreté de l'être
Je vous informe que je serai en congés du 6 août au 17 août 2011.
En cas d'urgence, vous pouvez me joindre sur mon portable.
Je vous souhaite une "vacance" profitable.
Anne Guignabert
Je vous souhaite à tous, une très belle année, riche en nouveauté, en moments de bonheur, d'instants d'intimité partagée.
Anne Guignabert
Le 22 mai 2010 a été publié au Journal Officiel le décret d'application qui réglemente l'usage du titre de psychothérapeute (Décret n° 2010-534 du 20 mai 2010).
Cela signifie que, depuis lors, seuls "les titulaires d'un diplôme de niveau doctorat donnant le droit d'exercer la médecine en France ou d'un diplôme de niveau master dont la spécialité ou la mention est la psychologie ou la psychanalyse" ont le droit d'accéder à une formation en psychopathologie de 400 heures permettant d'avoir accès au titre de psychothérapeute.
L'objectif de la loi était de protéger les patients du charlatanisme. Le texte du décret donne-t-il aux patients une quelconque garantie d'avoir un psychothérapeute qui ait également suffisamment travaillé sur ses propres difficultés, ou que sa pratique soit supervisée ? Non. La loi ne prévoit rien sur les clauses qui figurent dans le code de déontologie des ex-psychothérapeutes.
Et nous, les gestalt-thérapeutes, ni-médecins, ni-psychologues, ni-psychanalystes : que devenons-nous ? Nous continuons notre pratique avec le même engagement, la même exigence, avec la même ouverture au réseau "expert" (psychiatres et psychologues) avec lequel nous travaillons, suivant les situations.
Anne Guignabert - Gestalt-thérapeute
Tout d'abord, il y a le temps de la première rencontre. Nous nous donnons rendez-vous pour un entretien au cours duquel nous abordons ensemble ce qui vous amène à me consulter, la méthodologie de la gestalt-thérapie et le cadre.
Le cadre est un élément fondamental : c'est lui qui garantit notre sécurité à l'un comme à l'autre. Nous l'élaborons ensemble. C'est un engagement mutuel.
Il comprend, notamment :
- le temps : quelle sera la périodicité de nos séances, quelle en sera la durée ?
- l'argent : quel est le montant de la séance ?
- les absences et les séances manquées.
- une règle fondamentale : la confidentialité.
Ensuite, lorsque nous avons pris cet engagement, la thérapie peut commencer. Elle a une durée variable, de quelques mois à plusieurs années.
Lorsque vous sentez le moment de l'arrêter, nous en discutons ensemble et décidons quel temps nous allons consacrer à la fin du lien thérapeutique. C'est souvent un moment-clef de la thérapie dont il s'agit de prendre soin.
Le vote du Sénat début juin 2009 a confirmé la réglementation de l’usage du titre de psychothérapeute sur la seule base d’une connaissance en psychopathologie et donc la constitution de futures listes de psychothérapeutes à partir de cette seule compétence.
Comme nombre de psychothérapeutes et de gestalt-thérapeutes, je ne me reconnais pas dans cette définition et refuse d’y être réduite.
La singularité de la Gestalt-thérapie, me conduit à considérer que la référence aux 5 critères qu'exige notre pofession constitue le moyen le
plus pertinent établi à ce jour pour reconnaître la compétence professionnelle d’un gestalt-thérapeute.
Ces 5 critères sont :
1) Psychothérapie approfondie ;
2) Formation à une méthode de psychothérapie ;
3) Supervision systématique de sa pratique ;
4) Engagement déontologique ;
5) Reconnaissance de sa qualité de professionnel par des pairs plus expérimentés.
Sur ces 5 critères, il me reste le cinquième à remplir Je m'engage donc à présenter ma candidature auprès du Collège Européen de Gestalt-Thérapie et de mettre en oeuvre les critères nécessaires pour recevoir mon agrément de Gestalt-thérapeute.
La nouvelle « loi hospitalière » (HPST) est en débat, « en urgence », au Sénat, cette semaine. Curieusement, un article y a été intégré concernant la protection du titre de psychothérapeute — cela alors que plus de 90 % des psychothérapies sont effectuées hors du milieu hospitalier, à l’initiative des usagers eux-mêmes.
Lors de sa séance du 4 mai 2009, consacrée au débat sur ce projet, du fait de l’absence de plusieurs Sénateurs à la Commission de Affaires sociales du Sénat, cinq amendements rectificatifs préparés par les Sénateurs UMP et centristes, ont été automatiquement retirés, et le texte voté à la hâte par l’Assemblée Nationale, à minuit moins cinq, sans le moindre débat, devant un hémicycle désert, a donc été adopté par la Commission et risque fort de se trouver ratifié par le vote général du Sénat, prévu le 12 ou 13 mai prochain.
Si ce nouveau texte de loi entrait en vigueur, les 4 millions d’usagers français vulnérables (8 % de la population adulte) ayant recours à une psychothérapie, se trouveraient en danger évident d’être confiés — sous couvert de l’État — à des personnes inexpertes.
En effet, la loi prévoit paradoxalement d’accorder le titre de « psychothérapeute » à des professionnels non formés spécifiquement à cette spécialité (en effet, les psychologues et les psychiatres ne sont pas formés à la psychothérapie, ni à la psychanalyse, à l’Université) et d’en interdire l’usage aux professionnels qualifiés, formés spécifiquement, à un niveau d’études de bac + 7, à cette spécialité, dans une trentaine d’instituts d’enseignement supérieur privés.
Les Parlementaires, bousculés par l’urgence, ont ainsi cédé à deux amalgames successifs :
- dans un premier temps, ils ont confondu les psychothérapeutes professionnels qualifiés et certifiés, avec de soi-disant « psychothérapeutes » autoproclamés, sans formation suffisante — parmi lesquels se sont infiltré quelques charlatans et gourous de mouvements sectaires ;
- dans un second temps, ils ont confondu les psychologues et psychiatres avec les psychothérapeutes, sans prendre en compte les exigences différentes de formation, pourtant reconnues dans tous les pays d’Europe, notamment l’exigence d’une psychothérapie ou psychanalyse personnelle pour tous les psychothérapeutes, ainsi que d’une supervision permanente de la pratique professionnelle, cela en sus de la formation théorique, impliquant bien entendu, une solide formation en psychopathologie. Nous publions ci-après, un appel solennel signé par un certain nombre de psychothérapeutes éminents — qui s’alarment de ce danger de régression dans notre législation, en espérant que les Sénateurs vont se ressaisir in extremis lors de la séance plénière de vote, prévue le 12 ou le13 mai.
QUI SONT LES PSYCHOTHERAPEUTES ? LE LEGISLATEUR PERSISTE, AGGRAVE ET SIGNE
Avec le « cinquième acte » de la tragédie qui se joue actuellement au Parlement, dans le contexte de la Loi HPST, définissant entre autres, l’usage du titre de psychothérapeute, le législateur continue de méconnaître gravement la vraie spécificité et la fécondité des apports de la psychothérapie, notamment celle du courant humaniste. La volonté légitime de vouloir protéger les usagers, ne tient aucun compte des règles rigoureuses de fonctionnement, de recrutement et de formation – incluant la psychopathologie – que, depuis 30 ans, les organisations professionnelles se sont données. Règles qui sont aussi celles de l’Association européenne de psychothérapie (EAP) qui regroupe 120 000 psychothérapeutes qualifiés, de 41 pays. Malgré les réactions de professionnels éminents, psychiatres, psychologues, universitaires, et des praticiens certifiés, la loi qui doit être votée au Sénat entre le 12 ou le 13 mai, s’entête à vouloir faire de la psychopathologie clinique le critère principal de validation de la profession. Cette méconnaissance de la réalité de la profession entraîne une quadruple erreur :
• celle de méconnaître la spécificité du métier et de ses exigences de formation ;
• celle de confondre les perturbations psychiques graves — qui en appellent aux compétences du psychiatre — et ce qu’il est accoutumé d’appeler les souffrances psychosociales — qui constituent l’essentiel des demandes d’aide psychothérapeutique ;
• celle d’éloigner de ce métier les personnes qu’un parcours personnel et professionnel prédispose particulièrement à son exercice. En effet il s’agit en réalité, pour la majorité des personnes qui s’adressent aux instituts de formation, non pas d’étudiants nouvellement sortis d’un cursus universitaire en psychologie, mais de professionnels entre 35 et 50 ans, exerçant des métiers de relation d’aide sociale, sanitaire, éducative et autres.
• celle de menacer la créativité même de la Psychothérapie.
Telle qu’elle est proposée, la loi créerait un no man’s land où pourraient s’infiltrer sans vergogne des « aidants » non formés ni certifiés ainsi que des groupes sectaires au nom prometteur. Par ailleurs, le clivage fait entre les psychanalystes — qu’elle intronise — et les psychothérapeutes — qu’elle exclut (les uns et les autres sont formés dans des instituts privés, selon des critères de formation très proches) — rend ce texte socialement et éthiquement inacceptable.
Précisons que beaucoup de ceux auxquels la loi accorde, après simple inscription sur une liste préfectorale, le libre usage du titre — médecins, psychologues et nombreux psychiatres — ont acquis leur vraie compétence de psychothérapeute dans les écoles et instituts de formation que la loi ignore. Les signataires de ce Manifeste en veulent solennellement témoigner.
- Marie-Françoise Bonicel, Maître de Conférence en psychologie sociale à l’université de Reims, psychologue clinicienne, psychothérapeute
- Cyrille Cahen, neuropsychiatre, psychothérapeute
- Pierre Canouï, psychiatre, pédopsychiatre, psychothérapeute
- Isabelle Crespelle, psychologue clinicienne, présidente de la Commission européenne des méthodes de psychothérapie
- Alain Delourme, docteur en psychologie, psychothérapeute
- Charles Gellman, neuropsychiatre, psychothérapeute
- Serge Ginger, psychologue clinicien, psychothérapeute, président de la Commission européenne d’accréditation des instituts de formation à la psychothérapie
- Edmond Marc, psychologue, professeurdes universités, Paris X
- Michel Meignant, médecin, psychothérapeute, représentant l’EAP au Conseil de l’Europe
- Max Pagès, professeur émérite des universités, psychologue, psychothérapeute
- Lucien Tenenbaum, ancien chef de service des hôpitaux psychiatriques, psychothérapeute
Nous encourageons tous les psychothérapeutes CONNUS ET RECONNUS, AYANTS DROIT DE L'ARTICLE 52, à se joindre aux signataires du Manifeste pour signifier leur solidarité avec les psychothérapeutes que les sénateurs voudraient évincer, par leur vote des 12 et 13 mai prochain, malgré leurs bons et loyaux services à la collectivité nationale.
Bruno Dal-Palu. Psychologue- Psychothérapeute - Docteur en études psychanalytiques. Président de PsY en mouvement.
SIGNER LE MANIFESTE
Merci de communiquer cette information au plus grand nombre de vos confrères CONNUS ET RECONNUS, AYANTS DROIT DE L'ARTICLE 52 avant le 12 mai prochain et les inviter à signer ce manifeste accessible sur la page d'accueil du site PsY en mouvement (http://www.psy-en-mouvement.com).
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