Celui qui veut continuellement "s'élever" doit s'attendre à avoir un jour le vertige.
Qu'est-ce que le vertige ? La peur de tomber , Mais pourquoi avons-nous le vertige sur un belvédère pourvu d'un solide garde-fou ? Le vertige, c'est autre chose que la peur de tomber. C'est la
voix du vide au-dessous de nous qui nous attire et nous envoûte, le désir de chute dont nous nous défendons ensuite avec effroi.
Milan Kundera
L'insoutenable légèreté de l'être
Je vous informe que je serai en congés du 6 août au 17 août 2011.
En cas d'urgence, vous pouvez me joindre sur mon portable.
Je vous souhaite une "vacance" profitable.
Anne Guignabert
Je vous souhaite à tous, une très belle année, riche en nouveauté, en moments de bonheur, d'instants d'intimité partagée.
Anne Guignabert
Le 22 mai 2010 a été publié au Journal Officiel le décret d'application qui réglemente l'usage du titre de psychothérapeute (Décret n° 2010-534 du 20 mai 2010).
Cela signifie que, depuis lors, seuls "les titulaires d'un diplôme de niveau doctorat donnant le droit d'exercer la médecine en France ou d'un diplôme de niveau master dont la spécialité ou la
mention est la psychologie ou la psychanalyse" ont le droit d'accéder à une formation en psychopathologie de 400 heures permettant d'avoir accès au titre de psychothérapeute.
L'objectif de la loi était de protéger les patients du charlatanisme. Le texte du décret donne-t-il aux patients une quelconque garantie d'avoir un psychothérapeute qui ait également suffisamment
travaillé sur ses propres difficultés, ou que sa pratique soit supervisée ? Non. La loi ne prévoit rien sur les clauses qui figurent dans le code de déontologie des ex-psychothérapeutes.
Et nous, les gestalt-thérapeutes, ni-médecins, ni-psychologues, ni-psychanalystes : que devenons-nous ? Nous continuons notre pratique avec le même engagement, la même exigence, avec la même
ouverture au réseau "expert" (psychiatres et psychologues) avec lequel nous travaillons, suivant les situations.
Anne Guignabert - Gestalt-thérapeute
Tout d'abord, il y a le temps de la première rencontre. Nous nous donnons rendez-vous pour un entretien au cours duquel nous abordons
ensemble ce qui vous amène à me consulter, la méthodologie de la gestalt-thérapie et le cadre.
Le cadre est un élément fondamental : c'est lui qui garantit notre sécurité à l'un comme à l'autre. Nous l'élaborons ensemble. C'est un engagement mutuel.
Il comprend, notamment :
- le temps : quelle sera la périodicité de nos séances, quelle en sera la durée ?
- l'argent : quel est le montant de la séance ?
- les absences et les séances manquées.
- une règle fondamentale : la confidentialité.
Ensuite, lorsque nous avons pris cet engagement, la thérapie peut commencer. Elle a une durée variable, de quelques mois à plusieurs années.
Lorsque vous sentez le moment de l'arrêter, nous en discutons ensemble et décidons quel temps nous allons consacrer à la fin du lien thérapeutique. C'est souvent un moment-clef de la thérapie dont il s'agit de prendre soin.
Le vote du Sénat début juin 2009 a confirmé la réglementation de l’usage du titre de psychothérapeute sur la seule base d’une
connaissance en psychopathologie et donc la constitution de futures listes de psychothérapeutes à partir de cette seule compétence.
Comme nombre de psychothérapeutes et de gestalt-thérapeutes, je ne me reconnais pas dans cette définition et refuse d’y être
réduite.
La singularité de la Gestalt-thérapie, me conduit à considérer que la référence aux 5 critères qu'exige notre pofession constitue le moyen le
plus pertinent établi à ce jour pour reconnaître la compétence professionnelle d’un gestalt-thérapeute.
Ces 5 critères sont :
1) Psychothérapie approfondie ;
2) Formation à une méthode de psychothérapie ;
3) Supervision systématique de sa pratique ;
4) Engagement déontologique ;
5) Reconnaissance de sa qualité de professionnel par des pairs plus expérimentés.
Sur ces 5 critères, il me reste le cinquième à remplir Je m'engage donc à présenter ma candidature auprès du Collège Européen
de Gestalt-Thérapie et de mettre en oeuvre les critères nécessaires pour recevoir mon agrément de
Gestalt-thérapeute.
Depuis plusieurs années, le statut des psychothérapeutes est en remaniement. Le débat est houleux : si tous s'accordent sur le fait qu'il est nécessaire que des
prérequis clairs soient définis pour utiliser ce titre, les divers acteurs n'arrivent pas à se mettre d'accord sur le comment.
Actuellement, toutefois, il existe un code de déontologie interne à la profession qui précise notamment le nombre d'heures minimum de la formation initiale du psychothérapeute (qu'un
professionnel exigeant complète tout au long de sa vie professionnelle par la formation continue), l'obligation de la supervision (présentation de situations cliniques devant un psychothérapeute
plus ancien) et, surtout, le travail de thérapie personnel.
Il est à préciser que les codes de déontologie des psychiatres et des psychologues ne comportent pas de mention sur la nécessité d'une supervision de leurs pratiques ou d'un travail thérapeutique
personnel.
Je vous présente quelques articles qui explicitent les tenants et les aboutissants de la loi et de son projet de décret d'application.
Bonne lecture !
Anne Guignabert
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